Qui sommes nous ?

Un peu d'histoire

La Fédé, Agents et Ouvriers de la Fonction Publique, communément appelée La Fédé, est née en 1974 des années après la création de son aïeul, le Syndicat des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers des Services Publics qui date de 1946.

Syndicat le plus représentatif du secteur public, la Fédé a su s’enraciner dans le paysage calédonien grâce à des personnalités fortes comme celles de Gilbert Nouveau, Joao D’Almeida ou encore David Meyer.

Armand Ohlen dit Banett est l’un des tous premiers leaders du Syndicat des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers des Services Publics. Son premier combat : l’égalité des traitements (et de soldes) pour les « fonctionnaires locaux » face aux fonctionnaires dits « généraux ». De combats en protestations, les différents syndicats de la Fonction Publique finissent par s’unir en Fédération des fonctionnaires en 1974.

La Fédé, portée par des leaders 

En 1976, Gilbert Nouveau est nommé premier président de la Fédé et y restera jusqu’en 1999. Il y aura notamment conduit les grandes grèves des années 1970 pour la défense du pouvoir d’achat, la refonte de la convention collective et bien d’autres encore. Il aura aussi accompagné et soutenu l’action mutualiste, qui sera définitivement le plus beau combat de La Fédé.

Gilbert Nouveau passe la main à Joao D’Almeida. Sans grade, il gravit les échelons au sein de la Fédé en passant de secrétaire général à N°2 puis à N°1 de la Fédé. Il arrive en pleine crise des années 90, du conflit Cellocal, puis participe activement aux réunions liées au pacte Social. Joao est notamment à l’initiative de l’intersyndicale Vie chère dont il reste un acteur offensif.

Devenu quatrième organisation syndicale du territoire, la Fédé est fière du travail accompli mais constate le chemin qu’il reste encore à parcourir. Si la Fédé a fait ses preuves, le secteur public est souvent oublié au niveau du dialogue social. Et pourtant : les agents publics, ce sont aussi des citoyens qui rencontrent des problèmes de rémunération, de pouvoir d’achat, de santé et sécurité au travail ou encore de harcèlement. Et si la Fédé est particulièrement reconnue dans la fonction publique, elle s’implante aussi de plus en plus dans le secteur privé.

 Toujours très investie sur les questions de reconnaissance du droit syndical, du droit social, des évolutions sociétales, la Fédé accueille en 2011 David Meyer qui s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur et qui voit la Fédé comme « un syndicalisme responsable, privilégiant la négociation mais qui ose la confrontation quand cela est nécessaire ». David Meyer souhaite que la Fédé tende vers la professionnalisation du syndicalisme. Après des années de combats, le secrétaire général souhaite professionnaliser le syndicalisme. Faire valoir les droits des adhérents par davantage de procédures juridiques, des batailles d’experts de façon à moderniser les outils et apporter une vraie plus-value.

Après 10 années en tant que Secrétaire Général, David Meyer raccroche son tablier comme il l’avait annoncé lors du Congrès de Maré. Il laisse donc les rênes de la Fédé à Steeves Teriitehau qui a été élu Secrétaire Général lors d’un Congrès extraordinaire le 30 juin 2022.

La Fédé d’aujourd’hui

Aujourd’hui la Fédé compte 3320 adhérents concentrés dans le secteur public. Elle est aux élections professionnelles, la troisième organisation représentée, secteur public et privé confondus et deuxième syndicat le plus représentatif du secteur public. Elle regroupe 10 syndicats. Elle est représentée dans de nombreux organismes extérieurs et notamment : la CAFAT, le FSH, la Caisse Locale de Retraites, La Mutuelle des Fonctionnaires, le CHS, le CHN, CAP Emploi, le C.O.S.S, l’OPT, l’IFPSS, etc.

Liste déroulante de l’ensemble des organismes dans lesquels la Fédé est représenté + nom des représentants dans ces organismes.

La Fédé est portée par des valeurs qu’elle revendique depuis sa création en 1946 et qu’elle prône encore fièrement aujourd’hui : la solidarité, la combativité et la neutralité politique qu’elle porte dans chacun de ses combats syndicaux.

Secrétaire général : Steeves Teriitehau

J’ai rejoint la Fédé en 1998 aux côtés de Joao. D’abord en charge du secteur des communes, j’ai aujourd’hui intégré l’administration générale. Conquis par les valeurs de la Fédé et par celles défendues et portées par Joao et David, ma volonté est de m’inscrire dans la continuité de leur travail. De nature impulsive, j’ai su m’inspirer de mes pairs et appris à prioriser le dialogue pour être force de proposition tout en conservant mon côté spontané.

La période actuelle est cruciale pour la Nouvelle-Calédonie : nous sommes à un tournant politique, économique et social. La Fédé a aujourd’hui toute sa place sur l’échiquier du pays. Nous nous devons d’être présents et réactifs car de grands dossiers comme la réforme fiscale, la lutte contre l’inflation, la protection de notre système de santé et bien d’autres encore se présentent à nous.

Si notre force est de ne pas être assujetti à un quelconque parti politique, je suis conscient que cela place la Fédé en position d’adversaire de façon permanente et face à la plupart des interlocuteurs.

Mon souhait est faire perdurer cette indépendance grâce à l’équipe qui m’entoure et aux représentants, adhérents et sympathisants de tout le pays qui nous soutiennent en permanence.

Nos dernières fiertés : combats des 5 dernières années 

  • Enseignement :

En matière d’enseignement, l’enjeu pour le secondaire est la résorption des 20% de maîtres auxiliaires en situation précaire. Il faut aussi favoriser le développement des carrières des enseignants en permettant des passerelles entre primaire et le secondaire et pour cela, fusionner des IFM-NC (qui forment des instituteurs à Bac +3) et de l’UFM (qui forme les professeurs des écoles à Bac +5). Par ailleurs, la Fédé a réussi à obtenir le passage des instituteurs de catégorie B en catégorie A obtenue en 2019.

  • Statut des agents contractuels de droit public :

En avril 2010, il y avait 15 400 agents en poste dans les collectivités et établissements publics dont 4500 étaient contractuels, et 2500 qui relevaient de la convention collective des services publics. Leur nombre ne cesse d’augmenter. Une pluralité de statuts qui rend la situation complexe car dans ce groupe d’agents non-titularisés existent encore une multitude de situations, de contrat (CDI, CDD, employés, etc). Après de nombreuses années, la Fédé finalise l’obtention d’un statut unique pour tous ces agents afin d’uniformiser le cadre légal.

  • Santé & social : Le domaine de la santé et du social constitue l’un des grands champs de bataille pour la Fédé. Après de nombreuses années de combat, nous avons récemment obtenu le passage de catégorie B en catégorie A pour les agents de ce secteur et notamment pour les kinésithérapeutes et les manipulateurs radio. A l’instar de ce qui est fait en France, c’est l’ensemble de corps de métiers de la Santé et du Social dont les statuts devraient être révisés.

Aussi, la Fédé motive et soutient l’ensemble des actions visant à assurer les meilleures conditions de travail aux personnels médicaux dans un contexte de pénurie des professions de santé. Ainsi, les objectifs principaux sont d’améliorer l’attractivité de ce secteur afin de faire venir des personnels francophones, sécuriser au quotidien l’activité professionnelle de ces agents et engager un travail de fond pour améliorer la qualité des conditions de travail du personnel médical de Nouvelle-Calédonie.

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